L’oubli les rassure. Ils prennent le silence pour une victoire, l’absence pour une fin. L'oubli use les certitudes, endort les garde-fous, émousse la mémoire. Pendant qu’ils se croient à l’abri, ils baissent les yeux, relâchent leurs muscles, cessent de craindre. Le temps laisse des brides protéiformes de souvenir ténu. Et le jour où tout reviendra … Cela n'arrivera pas par fracas, mais par évidence.

